La promo 2016 fait sa rentrée !

20 septembre 2015
La promo 2016 a fait sa rentrée le 1er septembre 2015 !

Fanny CABET (MM09), Sales Manager, EADS Astrium Services

30 juin 14

Bonjour Fanny. Peut-on vous présenter comme une ex-étudiante « hybride » ScPO ?

 

 ;-) Oui, c’est vrai, mon parcours est un peu différent des autres étudiants de la promo 2009 du Master Marketing ! Avant d’être dauphinoise, je suis passée par l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, section Economie Finances et j’ai obtenu en 2008 une licence de Chinois.

 

Pourquoi ce parcours ?

A l’issue de mon baccalauréat, j’étais attirée par la formation transversale et pluridisciplinaire que proposent les IEP. En effet, cela correspondait parfaitement à ma volonté d’aborder un champ large de matières et d’appréhender des problématiques sociétales aussi bien sous l’angle de l’économie, des sciences politiques, de l’histoire, de la sociologie, etc.

Autre élément intéressant de la formation : le fait de passer une année complète d’études intégrées dans une université étrangère. Je suis ainsi partie en Chine, à Pékin et j’y ai découvert la culture chinoise « de l’intérieur » et renforcé mes connaissances en Mandarin ; ce que j’ai complété par une licence une fois rentrée en France.

En 2008, lors de ma quatrième année à l’IEP d’Aix, s’est posée la question de la suite de mon orientation académique et professionnelle après ces études passionnantes mais relativement généralistes. En effet, si les formations « IEP » sont maintenant toutes passées en 5 ans et offrent maintenant un plus large éventail de Master 2, en 2008 la Direction des études de Sciences po Aix a permis à quelques étudiants d’effectuer leur Master 2 dans une université française ou étrangère, sous réserve que la discipline dédiée de Master choisie n’existe pas à l’IEP – ce qui était le cas pour le marketing.

C’est alors que j’ai candidaté pour le master Marketing de Dauphine, en double diplôme.

 

Et pourquoi plus particulièrement le programme du Master Marketing de Paris-Dauphine ?

Avec ma licence de Mandarin et mon cursus en IEP, je recherchais avant tout une formation très pratique, liée aux métiers du marketing et de la vente que j’avais eu l’occasion d’aborder lors de mes stages en entreprises.

J’avais entrepris assez tôt mes recherches sur les formations dans un premier temps sur Internet (site de classement des Masters SMBG notamment) mais aussi dans les salons de formations (Salon de l’Etudiant en janvier à Paris). Je dois dire que le Master marketing de Dauphine avait retenu mon attention, d’abord du fait de sa renommée : deux professeurs de management de l’IEP m’en avaient parlé et m’avait conseillé le Master 204.

Ensuite, quand j’ai voulu entrer dans le détail de la formation, sa visibilité sur Internet et la qualité du site ont beaucoup joué (site web très complet, notamment la rubrique FAQ, qui avait répondu à beaucoup de mes interrogations).

De plus, comme je cherchais une formation très appliquée, j’ai bien aimé les différentes expériences professionnelles proposées au cours du Master (mission en entreprise et stage de fin d’études).

 

Comment avez-vous vécu vos différentes candidatures et plus particulièrement celle du Master marketing de Dauphine ?

La recherche d’une formation parfaitement adaptée à ses choix d’orientation professionnelle n’est jamais évidente. Je me souviens avoir postulé à 3 formations différentes en marketing. Pour les raisons que j’évoquais précédemment, je n’ai pas hésité à postuler au Master Marketing de Dauphine et à rédiger le mémoire de préinscription requis pour la constitution du dossier de candidature.

Même si ce mémoire peut paraître « fastidieux » (cette phase de candidature étant bien souvent cumulée avec des examens à l’IEP ou autres), il fait bien souvent la différence entre un étudiant véritablement motivé par le Master (temps et énergie dépensés sur une problématique marketing tout en restant synthétique pour respecter les contraintes de format du rendu) et un étudiant qui multiplie les procédures d’admission… !

 

L’entrée dans le master demande la rédaction d’un projet professionnel. Est-ce que c’est véritablement utile ?

En effet, je me souviens que cela m’avait un peu surprise : après le mémoire de préinscription, il était demandé de fournir un document afin de préciser ses choix d’orientations professionnels à court et moyen termes ! Cela peut paraître délicat quand on est étudiant de M1, et cela rappelle la fameuse question d’entretien de stage : « Où vous voyiez vous dans les cinq prochaines années ? » En fait, cela m’a surtout permis de structurer mon discours et de préparer efficacement mes entretiens de candidatures pour les Masters 2 que j’envisageais à ce moment.

 

Quel était le vôtre ?

J’ai « construit » mon projet professionnel au fur et à mesure de mon cursus universitaire et au fil des stages en entreprises que j’effectuais pendant mes étés. La richesse mais aussi la difficulté des formations en IEP est que toutes les portes sont ouvertes (hormis celles des métiers « techniques » évidemment).

Il faut donc rapidement se poser les bonnes questions et s’orienter. D’un caractère plutôt sociable, et aimant le contact humain, je me suis naturellement orientée vers les métiers du marketing et de la relation client.

Par le « hasard » de mes expériences, j’ai toujours intégré des entreprises de services : banque, assurance, presse…, secteur qui m’a, par la suite, attiré tout particulièrement car il répond à ma volonté de travailler dans un domaine dans lequel la dimension relationnelle et humaine occupe une place encore plus déterminante. Par nature relationnels, les services nécessitent en effet l’établissement de liens forts entre la gestion du marketing, des opérations commerciales et des ressources humaines.

Par suite, mon projet professionnel s’est naturellement articulé autour des envies suivantes :

  • Intégrer une entreprise industrielle développant des activités de service.
  • Travailler dans un secteur d’activité stratégique, liées aux grands enjeux de notre monde contemporain : énergie, transport, aéronautique, santé…
  • Garder une dimension internationale, propre à mes études à l’IEP, travailler dans un secteur dans lequel la dimension géopolitique et le « fait culturel » interviennent, c’est-à-dire travailler directement à l’étranger ou bien trouver un emploi en lien avec l’international, avec des déplacements à la clé.

Les services sont présents dans de nombreux domaines et je souhaitais idéalement m’orienter vers des entreprises d’envergure internationale liées aux secteurs stratégiques de l’environnement (Veolia, Areva, EDF, GDF Suez…) ou encore des transports ou de l’aéronautique (Alstom, EADS, Thales, etc.).

 

Et alors… votre entrée sur le marché du travail ?

Je suis ravie car le poste que j’ai obtenu et que j’occupe actuellement est exactement ce que je viens de décrire !

A l’issue de mon stage de fin d’études concluant la formation du Master, j’ai eu la chance d’obtenir immédiatement un poste en tant que « Sales Manager », au sein d’EADS Astrium Services, dans le secteur des télécommunications par satellite au sein de la branche spatiale du groupe franco-allemand EADS – European Aeronautic Defence and Space Company, à Toulouse.

 

Quel regard portez-vous maintenant sur la formation après cette entrée réussie dans la vie professionnelle ?

Cette année dauphinoise reste un très bon souvenir et quelques mois après la remise des diplômes, je dirais que les principaux ‘points forts’ du programme et de ma vie étudiante ont été les suivants :

  • Un large éventail de cours dispensés par des professeurs universitaires renommés, français et professeurs invités d’universités étrangères, mais également par de nombreux intervenants professionnels, ce qui donne une dimension très concrète à la formation.
  • Un réseau des anciens diplômés dense et à l’écoute : un séminaire « métier » m’a permis de me rendre compte de l’étendue des métiers du marketing qui s’offrait à moi et de mieux comprendre vers quel secteur/métier je souhaitais m’orienter.
  • Deux expériences professionnelles très complètes et formatrices : une première mission de conseil pour une entreprise, à mi-temps, sur une problématique marketing très concrète, ce qui m’a permis de gérer une étude marketing de A à Z, et un stage de fin d’études d’une durée minimale de 6 mois.
  • De nombreux projets à réaliser en groupe, sur des supports variés, laissant libre cours à notre imagination et notre créativité, des challenges, des ‘case study’, le tout extrêmement motivant et enthousiasmant !
  • Une très bonne entraide entre camarades de promo, quelques soirées très réussies et une ambiance sympathique, malgré ce rythme effréné !

 

Des attentes non satisfaites ?

Le programme des cours donne une place importante à l’analyse et aux études marketing. Il est exigeant sur le plan de l’acquisition des méthodes de travail et d’analyse, avec des cours sur les panels, les études qualitatives, les méthodes statistiques et d’analyse des données…

Même si je suis convaincue que ces cours ont été très utiles et qu’ils me permettent aujourd’hui de mieux comprendre la manière dont se font les études marketing, j’aurai aimé que le master donne encore plus de place à des approches plus commerciale, orientées relation client, ou encore autour du marketing stratégique…

La pression durant le master est forte, le travail très intense et j’aurais souhaité avoir un peu plus de temps pour poursuivre ma deuxième langue, le Chinois.

 

Que vous a apporté concrètement le master Marketing sur le plan professionnel et sur le plan humain ?

Une formation universitaire spécialisée en marketing, en plus de mon cursus à l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, me semble être un fort atout pour connaître les outils indispensables dans le domaine du marketing. Sur le plan professionnel, le master m’a permis d’approfondir mes connaissances sur un domaine dans lesquelles les missions sont très variées, passionnantes (car à la fois proches du produit et du client) et où les problématiques évoluent rapidement : contexte législatif, évolution de la concurrence…

Enfin, cela m’a également permis d’obtenir plus d’assurance et de crédibilité pour postuler dans ce domaine (le Master est connu des entreprises et la marque « Dauphine » joue indéniablement en notre faveur ! )

Sur le plan humain, je dirais que je n’ai pas arrêté une seconde !

L’ensemble des projets à gérer simultanément, les nombreux travaux de groupe, la mission de conseil en marketing pour une entreprise à partir de janvier, les cours… le tout a été extrêmement riche.

Malgré tout, j’ai pris beaucoup de plaisir à m’impliquer dans la vie de promo autant que possible, via l’association Dess’tination Marketing notamment, menée par un Président et une équipe très active et volontaire !

J’ai aussi beaucoup apprécié la présence d’étudiants étrangers dans la classe (presque la moitié de la promo).

 

Quelle spécificité d’être « SciencesPo » au sein du Master Marketing ?

Par rapport aux autres formations d’origine des étudiants du Master, la présence d’étudiants de l’IEP apporte :

  1. le sens de l’adaptation, l’un des atouts principaux des formations en IEP,
  2. une méthode : l’analyse, la capacité à synthétiser, à replacer une problématique dans son contexte, à en définir les enjeux, les limites : le fait de savoir exprimer clairement ses idées,
  3. une bonne capacité à rédiger et structurer sa pensée.

Et enfin une curiosité renforcée par une expérience internationale pendant une année complète.

Le choix de la section « Entreprise » à l’IEP (anciennement appelée « EcoFi ») est également en cohérence avec les disciplines enseignées dans le Master marketing puisque cette section comporte des cours de stratégies d’entreprise, de marketing, de finance internationale, etc.

 

Des conseils pour faciliter le choix des futurs étudiants ?

Avant tout : être dans l’action et ne pas hésiter à s’investir à fond dans la formation !

  • Ne pas avoir peur d’aller dans un domaine qui semble être la chasse gardée des diplômés d’Ecoles de commerce. Les étudiants d’IEP ont beaucoup à apporter aux équipes de travail que nous formions dans le master ou, a posteriori, en entreprise !
  • Ne pas hésiter à faire jouer le réseau des anciens de votre formation initiale en IEP : beaucoup d’entre eux m’avaient aiguillé au moment de ma recherche de formations en marketing.
  • Développer son réseau de façon générale : pour le choix des formations mais aussi pour faciliter sa recherche de stage ou de premier emploi. Il est évident que le réseau relationnel est primordial et les opportunités sont bien souvent « provoquées » par une cooptation au sein de l’entreprise visée. Il faut donc très tôt s’attacher à développer un réseau dense et attractif. Ne pas hésiter pour cela à être visible sur les réseaux sociaux : Viadéo, LinkedIn …sont incontournables !
  • Multiplier les expériences professionnelles, même courtes : cela permet d’avoir une idée assez rapidement de ce qu’on aime ou n’aime pas. Deux ou trois mois suffisent parfois pour s’apercevoir que l’on n’est pas fait pour tel ou tel secteur d’activités.

 

Un dernier mot pour ceux qui vont vous lire ?

Un clin d’œil spécial à Julie, l’autre « étudiante hybride » de la promo 2009 du Master, également issue de l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, Un coucou à tous les étudiants de la promo 2009, qu’ils soient en France, ou globe trotters, vous êtes les bienvenus à Toulouse !

 

Un petit mot d’encouragement à la promo 2010, profitez, la fin d’année arrive très vite… ;)