La promo 2016 fait sa rentrée !

20 septembre 2015
La promo 2016 a fait sa rentrée le 1er septembre 2015 !

Stéphanie LAMERE (MM03), Chef de Produit, Predica

30 juin 14

Bonjour Stéphanie, vous me disiez que l’entrée sur le marché du travail n’avait pas été aussi facile ...

 

Diplômée du Master Marketing de Dauphine fin 2003 (Dess), j’ai débuté 8 mois plus tard, avec un CDD de 6 mois, en tant qu’Assistante chef de produits à Predica, la filiale Assurances de Personnes du Crédit Agricole. J’avais réalisé tout mon cursus à Dauphine : Deug MASS, MST EESE (Etudes Economiques & Stratégie d’Entreprise) et réalisé pendant ce temps plus de 2 ans de stages dans les secteurs du voyage et de l’assurance.

A posteriori, je regrette d’avoir trop orienté ma dernière année de master sur le secteur des cosmétiques. En effet, mes stages au cours du DESS m’ont fait découvrir un secteur qui ne me correspondait pas : des relations de travail assez particulières, un marketing trop "au doigt levé" et pas assez réfléchi, structuré, ...

 

C’est quelque chose auquel on ne pense pas assez durant les études : bien analyser le secteur d’activité et son dynamisme.

On le choisit par goût pour les produits et selon l’intérêt que l’on peut lui porter en tant que consommateur. Or ce n’est pas la bonne approche : il faut s’y projeter professionnellement, en étudiant ses débouchés, la pluralité des métiers disponibles, des passerelles envisageables, des moyens financiers permettant de mettre de nombreuses choses en place... Un choix plus judicieux du secteur d’activité m’aurait sans doute permis de trouver plus rapidement un emploi et de ne pas perdre ces quelques mois.

Encore un peu d’incertitude par la suite car la fusion Crédit Agricole - LCL avait gelé les embauches. Mais après 1 an ½ de CDD, j’ai enfin pu être recrutée en tant que Chef de Produits sur le marché des Entreprises à Predica. Je suis ainsi actuellement en charge des produits d’assurance (retraite et prévoyance) destinés aux entreprises, généralement au bénéfice de leurs salariés.

 

Vous êtes dans le secteur de la bancassurance, mais est-ce que le marketing peut vraiment démontrer sa valeur ajoutée dans un secteur fortement encadré sur le plan juridique et où règnent en maîtres la finance et l’assurance ?

Mais c’est tout le contraire ! J’ai la chance d’être dans une entreprise où je dispose d’une grande autonomie et d’un champ d’intervention large. En effet, je travaille aussi bien sur du marketing pur, que sur de la distribution, de la gestion financière, du juridique, de l’informatique, de la communication...

Pour expliquer simplement mon activité, c’est du 3-en-1 :

  • Du marketing opérationnel : je m’occupe du quotidien des produits existants : mise à jour des documents contractuels, plaquettes de communication, OAV (outils d’aide à la vente), bagage de formation à destination des commerciaux...
  • Du marketing développement : je crée des nouveaux produits de A à Z : lecture des textes de lois et décrets pour voir ce qu’on peut mettre en place, définition du produit, de sa gestion financière, de son fonctionnement, de sa programmation informatique, des courriers à créer, de ses frais (business plan), rédaction de tous les documents le concernant, formation des réseaux...
  • Je suis également chef de projet, ce qui signifie piloter un groupe projet transversal à toutes les directions dans l’entreprise afin de mettre en place un nouveau produit, un nouvel outil, de nouvelles fonctionnalités, de nouvelles procédures...

 

Est-ce que cela vous permet vraiment d’exprimer vos talents ?

Bien sûr ! Par exemple l’an dernier, j’ai moi-même lancé, en tant que Chef de Projet, le PERE (Plan d’Epargne Retraite Entreprises), un nouveau produit créé par la réforme des retraites Fillon, en 2003. Concrètement, ce projet a pris 3 ans car il mixte un produit destiné aux particuliers et aux entreprises, ce que personne ne savait faire sur le marché !

J’ai piloté le groupe projet qui regroupait des experts de toutes les directions : juridiques, techniques, communication, courriers, informatique, financier... Nous avons défini ensemble le produit "envisagé", et je l’ai présenté dans les instances de décision du Groupe.

Dans la phase opérationnelle, j’ai ensuite rédigé l’ensemble des documents s’y référant : Conditions Générales, bordereaux de souscription et autres, documents d’informations aux entreprises et aux salariés, OAV, bagage de formation ... puis j’ai piloté leur mise en forme. Enfin je me suis déplacée dans toutes les Caisses régionales du Groupe pour former les commerciaux dédiés à cette activité. De l’alpha à l’oméga.

 

Vous êtes très enthousiaste, qu’est-ce qui vous plaît au quotidien dans ce que vous faites ?

Ce qui me plait dans ce que je fais... c’est mon autonomie, les moyens disponibles (nous sommes le 1er bancassureur) et la nécessité d’apprendre et de comprendre les autres métiers tout en faisant le sien, ce qui permet de nombreux échanges et une compréhension réciproque avec le reste de l’entreprise. C’est...

  • les gens que je rencontre, si différents de l’idée que je me faisais des salariés du secteur de l’assurance ; et multi-métiers, aussi bien au sein de l’entreprise qu’entre filiales du Groupe,
  • l’autonomie dont je dispose, la possibilité d’être force de proposition,
  • le fait que, contrairement aux chefs de produits dans d’autres entreprises, je peux "toucher à tout" : l’informatique, la finance, le juridique, la distribution (le contact avec les commerciaux apporte beaucoup à mon sens), et bien entendu le marketing et la communication,
  • la découverte du mode « projet », qui est très structuré et que l’on retrouve dans beaucoup d’autres entreprises : cela permet de travailler véritablement comme un "chef d’orchestre" et de suivre son "bébé" de son concept à son lancement effectif sur le marché.

Et, pour conclure, à mon sens, c’est un métier qui exige : rigueur, diplomatie, sens du contact et capacité à travailler en équipe, mais également capacité à fédérer, à comprendre et à s’adapter à d’autres univers de métiers afin d’échanger avec l’ensemble des experts, capacités rédactionnelles... Et beaucoup de bonne humeur !

 

Un message ?

Oui, aux étudiants actuels :

Accrochez vous, je sais que cette année est difficile, mais c’est un métier passionnant qui vaut le coup !